Parents Aptes à Négocier le Déficit d'Attention

 

 

 

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   Voici le texte intégral de l'article de Mme Émilie Vallée.

Vivre avec un enfant hyperactif
Le groupe P.A.N.D.A. à la rescousse des parents
Émilie Vallée

Être parents d'un enfant hyperactif n'est pas de tout repos. Ces enfants qui épuisent leur entourage, leurs professeurs, leurs gardiennes, sont parfois détestés bien malgré eux. Afin d'aider ces enfants et leurs parents, le groupe P.A.N.D.A. les invite à venir comprendre davantage ce problème et ses conséquences sur la vie quotidienne.
Au Canada, plus d'un million d'enfants d'âge scolaire seraient atteints du déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), dont plus de 280 000 enfants québécois. Afin de mieux connaître ce  problème il ne s'agit pas seulement de fouiller les études de médecins et psychologues mais aussi d'entrer dans le quotidien de ces parents qui se retrouvent souvent à bout de souffle...
«Vivre avec un enfant hyperactif c'est l'enfer et dire le contraire serait mentir», affirme Alain Pétrin, président du groupe P.A.N.D.A., mais surtout père de deux garçons hyperactifs.

Qu'est-ce que l'hyperactivité?

Le déficit d'attention avec ou sans hyperactivité prend sa source au plan biologique. Le cerveau de ces personnes ne produit pas assez de dopamine et de noradrénaline pour que les circuits neurologiques fonctionnent adéquatement, en particulier dans la zone frontale du cerveau. Il en résulte un manque d'informations. L'origine du déficit d'attention se trouverait dans le bagage génétique de l'individu. Ce qui signifie qu'un membre de sa famille a sûrement éprouvé les mêmes difficultés. L'enfant lunatique n'a pas de problème d'agitation motrice contrairement à l'enfant hyperactif qui passe d'une activité à l'autre ne réussissant pas à maintenir son attention.
«Il faut que les gens arrêtent de penser que c¹est de la mauvaise volonté de la part de l'enfant, ce n'est pas de sa faute s'il est comme ça», soutient M. Pétrin.

La détresse des parents

Un problème que rencontrent les parents d'enfants hyperactifs c'est l'isolement. «Tu ne veux plus aller chez les gens parce que tes enfants brisent tout et les gens ne veulent plus venir chez toi parce que tes enfants leur tapent sur les nerfs, alors tu ne sors plus et tu ne reçois plus de visite», lance Alain Pétrin. Les parents doivent aussi porter le poids des préjugés de l'entourage. Se faire dire que leur enfant est mal élevé, trop gâté est chose courante pour ces parents. C'est un travail constant qui les suit. Il faut rencontrer les professeurs fréquemment, des médecins, spécialistes pour des suivis et s'assurer d'un encadrement continu à la maison.

Le "Ritalin"

«Il y a toute une polémique entourant le "Ritalin"», explique Alain Pétrin. C'est vrai que ce médicament suscite des questionnements. Pourtant, il est souvent la planche de salut de ces parents. Utilisé depuis plus de 30 ans, le méthylphénidate (Ritalin) est un stimulant du système nerveux qui, au lieu d'exciter l'enfant ayant un problème d'attention, lui permet de se concentrer davantage. Par contre ce n'est pas un  calmant de l'anxiété ou des émotions. Il ne contrôle pas l'enfant, il lui donne des moyens de se concentrer, d'être plus attentif et de se contrôler lui-même. «En tant que parent, quand on te dit que ton enfant devrait prendre du "Ritalin" c'est une vraie brique que tu reçois. Et puis, les médicaments ne règlent pas tout. Les gens pensent que tu drogues ton enfant», poursuit M. Pétrin.
Pourtant, le médicament ne provoque pas d'accoutumance et ne génère pas non plus d'effets négatifs à long terme.


Le groupe P.A.N.D.A.

P.A.N.D.A. Trois-Rivières Métro (Parents aptes à négocier le déficit d'attention) est un organisme à but non lucratif qui fonctionne avec la collaboration du CLSC Les Forges et qui a pour but de venir en aide aux enfants ayant un déficit d'attention ainsi qu'à leurs parents. «On invite les gens à venir nous voir pour avoir de l'information et du support», ajoute Alain Pétrin.
À l'aide de conférences données par des spécialistes, l'organisme fournit de l'information aux parents de même qu'aux professeurs.

La prochaine activité a lieu le 2 avril au Séminaire de Trois-Rivières à 19h.

Le Dr Michel Lemay, pédopsychiatre à l'Hôpital Sainte-Justine prononcera une conférence sous le thème «Accepter son enfant tel qu'il est».
Informations: 379-7131 ext. 556,

Site internet: http://www.pandatr.com


Quelques faits

  • le TDA/H est un problème neurobiologique
  • L'enfant lunatique n'est pas nécessairement hyperactif
  • Environ 280 000 enfants québécois ont ce problème
  • L'enfant avec un déficit d¹attention a plus de difficulté à s'adapter à l'école
  • L'origine du TDA/H se trouverait dans le bagage génétique
  • Le "Ritalin" n'est pas une drogue ni un calmant

Émilie Vallée
Journaliste

L'Hebdo Journal
525, rue Barkoff, bureau 205
Cap-de-la-Madeleine (Québec)
G8T 2A5
(819) 379-1490

Un gros merci à l'HEBDO JOURNAL et tout particulièrement à  Mme Émilie Vallée (journaliste) pour nous avoir consacré du temps et surtout ces lignes si précieuses pour aider la cause des enfants TDA/TDAH que soutient  P.A.N.D.A. Trois-Rivières Métro.